Ne seriez-vous pas flexitarien ?

Un flexitarien est une personne qui limite sa consommation de viande, sans pour autant être végétarienne.

Bon nombre de flexitariens (et vous l’êtes peut-être sans le savoir ?) partagent les préoccupations des végétariens et végétaliens. Il s’agit généralement des conditions d’élevage et abattage des animaux, des préoccupations environnementales ou de santé.

Pourquoi les Français deviennent flexitarien ?

25 % à 35 % des Français sont considérés comme flexitariens, soit bien davantage que les végétariens, qui ne mangent pas d'animaux, estimés entre 3 et 5 % de la population et surtout les vegan, qui sont entre 1 et 2 % (selon l’étude Xerfi, Le marché de l'alimentation végétarienne et végane à l'horizon 2020).

Bien entendu, il est libre à chacun de décider de son régime alimentaire. Mais certaines personnes souhaiteraient devenir végétariennes voire végétaliennes et ont du mal à passer le cap !

Le flexitarisme semble alors être une « solution » intermédiaire pour ceux qui souhaitent réduire leur empreinte écologique, participer au bien-être animal et se tourner vers davantage de végétal, bon pour la santé.

#1 Réduire son empreinte écologique

Selon une étude du Crédoc, la consommation de viande a baissé de 12 % en dix ans, en raison d’une prise de conscience environnementale (et d’une hausse des prix).

En effet, selon une étude de l’université d’Oxford publiée dans la revue Nature, une réduction drastique de la consommation de viande, à échelle mondiale, pourrait réduire de moitié les émissions du bétail et ainsi stabiliser le réchauffement climatique sous les 2°C.

Pour cela, les chercheurs proposent :

  • Une réduction de 75 % la consommation de bœuf par personne,
  • de 90 % celle de porc,
  • de 50 % celle des œufs,
  • et en triplant la consommation de fèves et de légumineuses,

Une formule qui semble drastique mais pourtant nécessaire pour préserver l’environnement.

#2 Participer au bien-être animal

Le bien-être animal reste une des premières motivations du végétarisme, comme pour le flexitarisme. Un terme en vogue depuis quelques années, le bien-être animal a encore du mal à être défini.

Lorsqu’il s’agit des acteurs de la filière, le bien-être animal consiste en des chartes de respect d’élevage et d’abattage des bêtes. Lorsque l’on s’adresse aux consommateurs, le bien-être animal peut aussi simplement être : ne pas consommer un produit animal, ne pas « produire » des animaux.

Quelqu’en soit la définition, on aperçoit une véritable mouvance depuis quelques années et dans le bon sens. En effet, le « respect du bien-être animal » est même prévu dans la loi Agriculture et Alimentation du 30 octobre 2018, et Interbev (Interprofession Betail et Viande) en a fait sa communication au Salon de l’agriculture en mars 2019 en s’adressant directement aux flexitariens « Aimez la viande, mangez-en mieux ».

#3 Prendre soin de sa santé

Les produits carnés n’ont pas le vent en poupe… fortement critiqués sur les réseaux depuis quelques années, les consommateurs s’éloignent peu à peu de la viande rouge surtout. En effet, en 2015 l’OMS sortait son rapport sur la viande rouge et viande transformée, les qualifiant de « cancérogènes probables ».

Selon les estimations les plus récentes du Global Burden of Disease (GBD) Project (fardeau mondial de la maladie), 34 000 décès par cancer par an environ dans le monde sont imputables à une alimentation riche en viandes transformées.

ATTENTION : La consommation de viande rouge n'a pas encore été établie comme cause de cancer. Toutefois, si la causalité des associations rapportées était prouvée, le projet GBD a estimé que les régimes riches en viande rouge pourraient être responsables de 50 000 décès par cancer par an à travers le monde. Des chiffres à prendre avec des pincettes… en les contrastant avec le million de décès par cancer par an à l'échelle mondiale dû la consommation de tabac, 600 000 à la consommation d'alcool et plus de 200 000 à la pollution atmosphérique.

Pourtant, ces chiffres ont eu tendance à faire réfléchir les Français, désireux de se tourner vers d’avantage de « vert ». De plus, les nombreuses campagnes du PNNS (Plan National Nutrition Santé) poussent à la consommation de Fruits et Légumes dans les foyers.


Alors, êtes vous flexitarien ?

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Pandora Marfisi

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