En janvier 2019, l’agence Bio publie son rapport sur la consommation de produits biologiques des Français en 2018.
On peut noter, malgré un contexte socio-économique défavorable, une évolution des habitudes alimentaires des Français positive et stabilisée en direction des produits Bio. En effet, selon l’agence bio, plus de 7 Français sur 10 consomment au moins une fois par mois du bio.
Cette tendance est particulièrement présente chez les jeunes de moins de 25 ans, nés et élevés dans un contexte de sensibilisation environnementale forte. En effet, les principales raisons de consommation de cette génération sont la volonté de préserver leur santé et les valeurs gustatives et la qualité des produits.
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Le niveau de connaissance des Français concernant l’agriculture biologique est bon, voire très bon. Cela amplifie alors leurs attentes quant au niveau de transparence des industries agro-alimentaires produisant du bio. Par ailleurs, on note une information fournie peu claire de la part des entreprises, profitant des jeunes consommateurs plus confiants et indulgents que leurs parents.
Même si la GMS (grande et moyenne surfaces) reste le leader de la vente de produits bio, les points de vente se diversifient. L’attente chez les artisans (boulanger, boucher, primeur, fromager…) et sur les marchés est grandissante. En effet, les produits bio vendus en GMS ne sont pas bien perçus, en particuliers par les consommateurs réguliers de produits bio.

Les circuits courts sont également un lieu d’achat privilégié :
« Au cours des 2 dernières années, près de 4 consommateurs sur 10 sont conscients d’avoir modifié leurs comportements liés aux lieux d’achats.
Principalement dû à la volonté de se rapprocher de petits producteurs pour gagner en proximité, en conseil et privilégier une meilleure rémunération des producteurs. Le choix des produits est également une raison évoquée spontanément par 10% des personnes interrogées, ainsi que l’ouverture de magasins de proximité. » selon l’agence bio.
90% des Français déclarent vouloir maintenir ou augmenter leur consommation de produits bio à l’avenir, en particulier sur les fruits & légumes ! Ceci est expliqué par une volonté de préserver leur santé.
En revanche, les 10% souhaitant restreindre leur consommation bio indiquent un prix trop élevé (30%), des doutes sur les bienfaits réels des produits bio sur la santé, un manque de transparence.
Finalement, une réassurance et davantage de transparence de la part des entreprises fournissant du bio est fortement attendue.
Rutabago est une entreprise que j’ai découvert par le biais de Mathilde, auteure du blog turfood.
Ce site a pour vocation de promouvoir une consommation responsable, durable et solidaire. Il offre des paniers repas ou plutôt des paniers recette ! Le plaisir de cuisiner tout en enlevant la corvée des courses.
Rutabago est fondé sur le même principe que Illico Fresco, mais attache une importance encore plus forte à l’agriculture biologique et à la saisonnalité de ses produits.Rutabago construit des partenariats économiques avec des acteurs qui partagent leurs convictions. Pour cela, ils sélectionnent finement les producteurs avec qui ils travaillent, afin de s'assurer qu'ils promeuvent une consommation "responsable". Bien entendu, ils ne pratiquent aucune pression sur les prix à ce jour, et garantissent un prix juste pour le producteur et les clients.
Sur le site, vous pouvez choisir sans engagement les menus que vous souhaitez commander pour la semaine suivante. Il existe trois types de menus : le classique (mélange de repas complets avec de la viande et du poisson), le végétarien ou la box des curieux (à deux !).
Elaborées par leurs chefs chaque semaine et validées par une diététicienne-nutritionniste, les recettes participent à votre équilibre alimentaire de manière rigoureuse.
Au delà des menus du soir/midi, il existe une large sélection de produits qui viendront compléter vos plats. Les « fonds de placards » comme le beurre, sucre, lait … Mais aussi des vins bio et des desserts.
Ce que j’ai pu remarquer qui m’a paru « inédit » c’est leur proposition de petit-déjeuner. Composés de fruits frais de saison, de lait, céréales, muesli et yaourt pour seulement 2€20 par personne ! Ils permettront aux plus pressés et flemmards de s’alimenter de manière équilibrée. L'alimentation équilibrée commence dès les premières heures de la journée, si le sujet vous intéresse, n'hésitez pas à en apprendre un peu plus par ici !
Illico Fresco propose des paniers repas livrés à domicile. Sur le même principe que Foodette, Illico Fresco vous livre en quantités exactes les repas de la semaine. De quoi vous faire économiser quelques heures dans les supermarchés !
Pas de bonnes recettes
sans ingrédients de qualité.
Le site permet aussi d’éviter le gaspillage alimentaire, le « craquage » dans les rayons du magasin, et vous offre des repas équilibrés tout au long de l’année.
Globalement, sur le site internet vous pouvez réaliser votre commande. Ce sont de véritables paniers repas qui vous seront livrés chez vous. En effet, vous pouvez commander trois types de paniers : le panier Tradi, le Végétarien et le Solo ! Et oui, ils ont pensé aussi à ceux qui ne dinent pas à deux et pour qui il est souvent bien compliqué de profiter de ce genre d'offres. Pour le moment, la livraison est offerte et l’abonnement est flexible, sans engagement.
Les paniers contiennent tous les ingrédients nécessaires à la réalisation des recettes de la semaine. Je m’explique… chez Illico Fresco, il y a un chef (une cheffe ..) qui compose chaque semaine des recettes de cuisine équilibrées et surtout réalisables. Ensuite, il y a un expert produits. Celui-ci sélectionne les producteurs en fonction de la qualité de leurs produits, leurs engagements et bien entendu leur gout !
Les recettes sont fournies en même temps que vos paniers repas. Elles sont faciles à décrypter, à réaliser et adaptées aux niveaux même débutants. Certaines de ces recettes sont mises en ligne sur leur site internet et directement consultables. En plus de fournir la liste d’ingrédients du panier qui vous seront nécessaires, il y a une partie « fond de placard » qui représente les condiments du type sel, poivre, beurre, etc. Les fonds de placards sont souvent indispensables à l'élaboration des recettes (il serait dommage de se priver d'un peu de beurre ..). Il y a aussi la liste des ustensiles nécessaires à la réalisation de votre plat. Donc fini la galère où vous avez commencé votre gâteau mais vous n’avez finalement pas de moule à cake ... !
Illico Fresco vous permet réellement de faire vos courses en ligne tout en mangeant équilibré et varié. Le site vous fait découvrir de nouvelles recettes que vous n'auriez probablement pas eu l'idée de cuisiner seul ! De plus, sa catégorie de vente "fonds de placards" permet de ne plus cumuler les petites courses au supermarché. Bref, c'est une véritable innovation en termes de service !
Nous voyons apparaître de plus en plus d’offres de livraison à domicile. Je ne parle pas des livraisons de grands distributeurs de l’alimentation, mais plutôt des startups qui souhaitent valoriser des produits de qualité. Il s’agit pour la plupart de produits bio, locaux, provenant directement des producteurs.
J’avais à ce sujet rédigé un article consacré à Foodette, une plateforme qui vous propose des paniers-repas à cuisiner, livrés directement chez vous.
Aujourd’hui, je souhaite vous éclairer sur la diversité de choix qui se présentent à vous. Quelles sont les différences entre ces nouvelles entreprises ? Je présente donc dans ces trois articles, trois plateformes en ligne qui proposent des livraisons de produits alimentaires, à domicile.
La-cigogne.fr est un site de vente en ligne de produits alimentaires de qualité.
« Nous sélectionnons pour vous des agriculteurs passionnés et acheminons leurs produits directement chez vous, sans intermédiaire. »
Ils axent donc leur action sur le « locavorisme ». C’est à dire, le fait de consommer local, une tendance dont je parle dans mon article "Locavorisme & DigitalFood, deux tendances en croissance". En effet, le but est de soutenir l’agriculture française traditionnelle et donc l’économie locale.
Le site propose toute l’année des ventes événementielles. Celles-ci sont réalisées en fonction des saisons et des cycles de production des agriculteurs. En effet, chaque producteur met en vente ses produits sur une durée limitée allant de 7 à 15 jours. Alors une fois la vente terminée, les produits sont préparés directement par les producteurs. Cela permet d’éviter que des lots soient jetés ou gaspillés.
Dans un second temps, La Cigogne livre dans le lieu de votre choix les aliments que vous aurez commandés. De plus, en ce moment les frais de livraisons offerts à la première commande.
Sur le site de La Cigogne, vous trouverez une page dédiée à leurs producteurs. En effet, est affichée une brève description de ceux-ci pour mieux les connaître. Le but étant de renforcer le lien entre les producteurs et les consommateurs. Globalement les prix sont très abordables et les présentations des producteurs sont sympathiques et engageantes !
Il est clair qu’aujourd’hui il semble difficile de ne pas passer par la case « digitalisation ». Sans pour autant être une obligation, l’utilisation du digital et en particulier des réseaux sociaux est devenu un véritable tremplin pour les startups en France. Plus q’un simple média de communication, le digital permet de faire valoir les nouveaux projets mais est également utile dans le fonction interne des entreprises.
Le secteur alimentaire l’a bien compris et ne peut plus s’en passer dans l’émergence des nouveaux acteurs.
Comme à mon habitude, je souhaite promouvoir un projet Food respectueux des Hommes et de la planète à sa manière. Il s’agit ici de DEMAIN supermarché. Un supermarché 100% collaboratif, tant dans son service que dans son fonctionnement et son développement. Il est un exemple de l’utilisation du digital au service du « bien consommer ».
C’est une démarche que j’ai pu repérer sur les réseaux sociaux, me permettant de prendre contact facilement avec eux. Grâce à cela j’ai pu réaliser une interview 100% digitale de leur fonctionnement et de l’utilisation quotidienne du digital. Sans pour autant être une application mobile ou un site internet, DEMAIN supermarché a su tirer le meilleur d’internet pour grandir, se faire connaître et acquérir toute une communauté de fans.
« Apres 2 ans de réflexion, Matthieu Duchesne lance l'idée fin 2016 de créer un supermarché coopératif et participatif à Lyon qui s'appellera DEMAIN. Celui-ci sera géré par ses membres, à la fois bénéficiaires et propriétaires du lieu.
Sur le même modèle que Food Coop à Brooklyn ou la Louve à Paris, DEMAIN est bien plus qu'un supermarché, c'est un tiers lieu d'innovation sociale (avec une garderie, un espace de conférences et d'ateliers, un journal...). ».
Sans nul besoin de tester leur projet dans un premier temps, ils organisent des réunions d’informations à Lyon qui ont rapidement affiché complet, montrant dès lors la motivation et l’engouement des Lyonnais. Le projet, bien qu’il soit de grande ampleur, a suscité un vif intérêt auprès des bénévoles, qui sont aujourd’hui près de 450 ! Leur objectif principal était de concevoir un supermarché à leur image, et donc de manière coopérative.
Après avoir organisé plusieurs réunions d’informations dans des salles lyonnaises (MJC de quartiers) et plusieurs interventions lors de projections-débats du film Food Coop, ils ont su se créer un réseau via leur page Facebook Demain Supermarché. Celle-ci a rencontré un franc succès, 200 à 300 likes supplémentaires chaque semaine ! L’objectif de toucher un large public était atteint et ne cesse de croître.
« Nous avons aujourd'hui plus de 4500 abonnés et 4800 likes sur Facebook, en seulement 1 an et sans post sponsorisés. »
La construction du site internet était alors incontournable ! www.demainsupermarche.org a vu le jour début avril. Ce site entièrement réalisé par les bénévoles a été le premier gros projet collaboratif et a nécessité l'investissement de dizaines de personnes (graphiste, rédacteurs, relecteurs, ...).
« Nous sommes très fiers du résultat. »
Finalement, le compte Twitter est venu compléter cette expansion sur le digital @Demain_coop. La cible n’est cette fois plus les fans ou le grand public mais les médias, les institutionnels et les élus. Twitter permettant de « discuter » facilement et ouvertement avec des tiers, il apporte un échange « professionnel » que n’a pas encore acquis Facebook aujourd’jhui, s’orientant plutôt vers du Grand public.
Nous avons également digitalisé notre processus d'adhésion via le site Helloasso . Cela permet d'adhérer en ligne simplement et rapidement. Nous avons également une page sur notre site internet qui nous permet de relayer nos actualités, parler des initiatives sœurs, des projets locaux...
Et une Newsletter mensuelle envoyée à près de 650 adhérents, sympathisants et partenaires. Et ce n'est que le début...
La plupart des questions et commentaires d'internautes passent également par le Chat Facebook, et nous mettons un point d'honneur à y répondre en quelques heures.
L'impact de cet outil a été énorme pour nous. Il y a eu un tel engouement au lancement du projet ! Il permet également un échange de visibilité avec les autres supermarchés coopératifs de France.
« Il est clair que les plateformes digitales que nous avons à disposition aujourd'hui permettent de toucher et fédérer une communauté autour de nos valeurs. Facebook par exemple est un formidable moyen d'expression libre. Nous voyons de plus en plus d'associations, initiatives locales, etc., s'emparer de sujets que nous défendons, la lutte contre le gaspillage alimentaire, l'agriculture biologique, les circuits courts.. »
Le digital intervient également dans le fonctionnement interne de DEMAIN Supermarché. Ils utilisent les outils Trello et Google Drive pour communiquer entre eux, à l'image des nouvelles entreprises. Et essayent au maximum de préférer les logiciels libres comme Framasoft, logiciel de gestion Odoo... Finalement, il s'agit d'une organisation 100% digitalisée, dans un objectif de réduction des coûts et un gain de temps important.
Les valeurs principales qui animent les bénévoles s'occupant des réseaux sociaux sont les valeurs partagées par tous les membres du projet : autonomie et indépendance, transparence, altruisme et partage, harmonie durable, éthique, lien social, accessibilité...
Une équipe de 3-4 personnes a pris en charge l'animation et la modération des réseaux sociaux, Facebook et Twitter. Ils communiquent entre eux via des réunions physiques, l'outil Trello et un groupe privée sur Facebook.
Plus vraiment d’excuses pour ne pas consommer les légumes du jardin... sans avoir de jardin !
MonPotager.com propose des légumes frais de saison, locaux et vraiment bon marchés. Mais le petit PLUS de ce site est le bout de parcelle que l’on vous propose de cultiver à distance. Aussi incroyable que cela puisse paraître, monpotager.com loue des parcelles allant de 15 à 150m2 !
Les parcelles sont cultivées à distance, vous avez juste à choisir la taille et ils s’occupent du reste. Par exemple, pour une parcelle de 15m2, vous pouvez espérer des récoltes de 20 à 50kg par an. Cela comprends des légumes d’été, d’hiver mais aussi des fruits. De quoi consommer ses « propres » fruits et légumes toute l’année. C’est ensuite MonPotager qui vous livre à domicile vos fruits et légumes en fonction des récoltes. Pour la petite parcelle, c’est 8 livraisons par an. Plus la parcelle est importante, plus la fréquence de livraison augmente bien entendu.
Je suis vraiment charmée par ce concept et vais peut-être m’y inscrire prochainement !
Pour ce qui est du reste du site internet, MonPotager vend également des fruits et légumes en circuit-court. L’idée est de pouvoir les commander en ligne directement, et ils vous sont livrés près de chez vous. Finalement, c’est une sorte d’AMAP améliorée et avec le service de livraison.
Le site qui est sympathique et facile d’utilisation. Il est possible de choisir ses légumes par variété ou directement dans des paniers composés par l’équipe MonPotager. Ce sont toujours des fruits et légumes de saison et il y a vraiment du choix ! Vous y trouverez également des herbes arômatiques (il est assez rare d’en voir sur des ventes en ligne), ainsi que des produits d’épicerie sèche, et même des boissons artisanales.
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Si l’on compare leurs prix à ceux de la grande distribution, la plupart des produits sont équivalents voir moins chers que ce que vous trouverez en supermarché, sauf qu’ici, c’est Français.
L’important en tant que consommateur est de savoir aussi qui se cache derrière ces produits que l’on consomme.
Vous trouverez donc des petites fiches descriptives sur les agriculteurs et producteurs qui ont chouchouté vos aliments avant qu’ils arrivent chez vous.
Les producteurs sont engagés dans ce qu’ils appellent une Culture à Haute Valeur Environnementale. « La certification environnementale des exploitations agricoles est une démarche volontaire qui vise à identifier et valoriser les pratiques plus particulièrement respectueuses de l'environnement mises en oeuvre par les agriculteurs. Elle porte sur quatre thématiques clés : la préservation de la biodiversité, la stratégie phytosanitaire, la gestion de la fertilisation et la gestion de la ressource en eau. »
Dans le but d’engager la filière agricole dans une démarche environnementale, un dispositif de certifications a été mis en place. L’objectif est de pouvoir répondre aux attentes de la société quant aux pratiques de l’agriculture.
Pour le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, la mise en place de cette certification permet de faire connaître au grand public les évolutions en cours de l’agriculture. Elle répond donc au besoin d’identifier les exploitations agricoles engagées dans des démarches respectueuses de l’environnement.
En effet, de nombreux agriculteurs sont déjà engagés dans des démarches responsables, sans pour autant s‘être tournés vers des agricultures 100% biologiques. Il s’agit de démarches d’exploitations respectant un cahier des charges de production responsable. La certification permet donc de rassembler ces démarches autour d’un référentiel commun. Elle les rend plus lisibles par les consommateurs et plus efficaces.
La certification environnementale est alors une démarche volontaire et accessible à tous. Elle se construit autour de quatre thématiques environnementales :
Le terme locavorisme n’est pas vraiment « nouveau », il a déjà quelques années mais on en entend de plus en plus parler, surtout lorsqu’il s’agit de consommation responsable. Le mouvement locavore est .. ancestral ? Puisqu’il s’agit simplement du fait de « consommer local ».
« Loca » signifie « proche de » et « vore » est le fait de manger !
Si l’on s’éloigne quelque peu de la France, le mouvement est apparu dans les années 60 au Japon, le but étant de pouvoir mettre un « nom » de paysan sur les aliments que l’on consomme. S’en sont suivi les Etats-Unis, avec le « One Hundred Miles » (160km) dans les années 1985. En effet, le but était, pour la grande distribution, d’offrir une gamme de produits qui proviennent de moins de 160km du magasin.
En France, le mouvement existe depuis les années 2010. Il est la suite logique des « paniers AMAP » et de la distribution en circuits-courts (sans intermédiaires). L’idée est de pouvoir renforcer le maillage économique local et d’aller à la rencontre des producteurs locaux.
Bien entendu, lorsqu’il s’agit de grandes enseignes de distribution alimentaire, les prix d’achat au producteur restent très bas la plupart du temps. Mieux vaut parfois privilégier les circuits-courts, qui permettent tout à fait de se convertir au « locavorisme ».
Je définirais le locavorisme en 3 points clés :
Je ne vous parle pas de produits « sans artifices » car ce serait peut-être vous mentir, ni même d’agriculture biologique, mais de produits frais. En effet, le locavorisme consiste en l’achat de produits locaux, ce qui ne signifie pas qu’ils ont été produits dans des conditions durables ou responsables, même si c’est bien souvent le cas ! Le locavorisme permet avant tout de s’assurer de la traçabilité des produits (leur origine). Ensuite, il y a une conséquence évidente à la consommation locale : la fraîcheur et la saisonnalité des produits.
Du point de vue économique, le fait de consommer local permet de faire vivre/revivre sa région. De plus, si vous favorisez les circuits-courts, vous aidez directement les producteurs à écouler leurs produits au juste prix. Vous soutenez alors les agriculteurs de votre région.
En dehors des offres d’agriculture biologique ou de développement durable, le locavorisme est écologique. En effet, les produits proviennent en général d’un rayon de 150km maximum. Cela permet donc de réduire les transports des marchandises et donc l’impact en CO2 sur la planète !
J’ai présenté dans différents articles des sites de vente en ligne qui permettent de consommer local, comme La Cigogne, Illico Fresco ou encore Rutabago.
Aujourd’hui, je souhaite vous apporter de nouvelles solutions, pour les plus citadins d’entre vous.
En premier, je citerai le site Locavore.fr. Il est une référence en terme de consommation locale. C’est en réalité une plateforme de mise en relation entre les producteurs « locaux » et les consommateurs « locavores ». Un véritable circuit-court digital, pour faire des courses 100% responsables et 100% connectées.
Dans un second temps, il y a l’incontournable « La Ruche qui dit Oui ». Initiée en 2010 par 3 associés, elle compte aujourd’hui des centaines de points de distribution en France. Chaque semaine, elle donne rendez-vous à ses internautes dans leur quartier, pour récupérer leur commande. Les produits sont régionaux et le choix est large.
Finalement, les applications sont aussi assez développées dans ce domaine. Il en existe plusieurs, comme « Bienvenue à la ferme », « 200 km à la ronde » ou encore « Baladovore ». Elles sont toutes destinées à géo-localiser les ventes de produits locaux, provenant directement du producteur de votre région. Vous pourrez bientôt découvrir mon article sur « Bienvenue à la ferme », dans lequel je détaille leurs actions et leurs engagements.
Une appli qui vous permet de manger sainement avec ce que vous avez dans votre frigo ! Plus besoin de retourner faire des courses au dernier moment mais adaptez votre diner à vos envies et votre régime alimentaire.
Frigo Magic répond enfin à la question « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? »
Frigo Magic vous aime comme vous êtes et propose des recettes qui collent à 100 % à vos envies et votre façon de vivre !
L'appli permet de choisir rapidement des recettes adaptées au contenu de votre réfrigérateur. Plus besoin de vous prendre la tête pour savoir ce que vous allez cuisiner, l'application Frigo Magic est là !
Une fois que vous aurez téléchargé l’application Frigo Magic, il vous sera demandé les ingrédients (produits) que vous utilisez / avez dans votre réfrigérateur et à quelle fréquence : « toujours », « parfois » ou « jamais ». Vous pourrez ensuite choisir l’ingrédient que vous souhaitez cuisiner.
Une liste de recettes spéciales Frigo Magic vous sera proposée. Les ingrédients que vous possédez « toujours » sont les principaux ingrédients des recettes qui vus sont proposées. Vous pourrez alors modifier / ajuster les recettes en fonction des autres ingrédients que vous possédez (les ingrédients « parfois »).
Alors fini les recettes où vous devez vous procurer des paquets de produits que vous ne réutiliserez pas, fini le gaspillage.
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Blog : Articles actus et bons conseils
Pour compléter leur offre d’application, Frigo Magic a aussi pensé à développer son propre blog. Dedans, vous y trouverez plusieurs catégories d’articles. Parmi ces celles-ci vous pourrez lire des articles sur l’anti-gaspillage alimentaire, la cuisine végérarienne et végétalienne ou encore des centaines de recettes à consulter. Le blog permet réellement de compléter l’application et offre une actualité riche et bien construite.
C’est Frigo Magic qui a dévoilé dans son article du 6 octobre 2016 quelques petites surprises dans son application.
Par exemple, si vous secouez votre téléphone avec l’application ouverte, une recette aléatoire va vous être proposée. Donc pas besoin de sélectionner l’ingrédient que vous souhaitez utiliser, l’appli vous surprendra !
Une autre surprise que j’ai trouvé appréciable, la dictée des recettes. « Lorsque vous faites une recette, vous n’avez pas forcément le temps de lire chaque étape ! Alors on a pensé à vous et mis en place la lecture automatique de votre recette ! En bas de votre recette, cliquez sur le bouton Lire, tout à gauche. »
Pour les voix, l’application utilise Siri sur iOs et il suffit de télécharger une appli pour Androïd.
Bref, l’appli vous réserve encore d’autres surprises que je vous invite à découvrir à travers le blog.
En novembre 2016, je vous parlais de la startup Optimiam, qui réduit le gaspillage alimentaire des commerçants. Sur le même principe, je vous propose de découvrir Too Good To Go avec une Interview de celle-ci. Cette application « anti-gaspi » propose également aux commerçants d’écouler leurs invendus.
« Un repas dans ton assiette, un geste pour la planète ! »
Née au Danemark (peut-être la seule chose qui la différencie d’Optimiam), l’application Too Good To Go met en relation les commerçants qui souhaitent revendre leurs invendus en fin de journée et les utilisateurs à la recherche de bonnes affaires.
Mise en service en novembre 2015 au Danemark dans un premier temps, elle s’est développée en France en 2015. L’appli a été récompensée lors du Food Waste Challenge par Carrefour en octobre 2016. La société a reçu le deuxième prix ainsi qu'un accompagnement futur par l'enseigne.
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La société est présente à Paris, Bordeaux, Lille, Nantes et bien d'autres villes. Elle a pour projet d'être déployée sur tout le territoire français. En 2016, elle projetai de se déployer avec environ 40 commerçants par ville moyenne et 100 par grande ville. Cependant, il est important de noter que les commerçants n'ont pas d'offre en permanence sur l'appli, ne soyez donc pas surpris de n'en voir que 5 ou 6 parfois.
Aujourd'hui, l'appli compte plus de 100 000 utilisateurs (téléchargements) et environ 350 commerçants. A l'étranger (surtout en Europe), ce sont plus de 650 000 utilisateurs et presque 1 000 commerçants ! Cela leur aura permis de sauver plus de 20 000 repas, enfin une véritable solution contre le gaspillage !
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Que ce soit du côté des commerçants comme du côté des utilisateurs, TGTG est gratuite. La société se rémunère lorsqu'il y a une transaction. C'est-à-dire qu'à chaque achat, une commission fixe est effectuée sur la vente.
Pour le commerçant, c'est peut-être un peu plus simple que l'appli Optimiam. En effet, ils peuvent indiquer leurs invendus le soir même. Nul besoin pour l'utilisateur d'activer un code promo. les commerçants décident alors en fin de journée ce que les utilisateurs peuvent venir récupérer, et indiquent leur "heure de collecte".
Pour les commerçants, c'est également un bon moyen d'augmenter le traffic en magasin. Bien souvent, il s'agit de restauration (rapide ou non), de boulangeries, chocolateries. Cela permet donc aux utilisateurs de découvrir ces petites entreprises et pourquoi pas, d'y retourner.
Outre le fait que la startup TGTG soit née au Danemark, je n’ai pas ressenti de réelle différence entre les deux applications, certaines sont plus développées en fonction des villes. Mais l’important est bien de comprendre qu’il y a une véritable mobilisation pour limiter le gaspillage alimentaire. Alors quelle que soit l’appli que vous choisissez, elle sera la bonne !
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Cependant, Too Good To Go vient renforcer le maillage français de ces restaurants qui préfèrent brader leurs invendus plutôt que de les jeter. Une véritable opportunité pour les petits budgets et pour tous ceux qui souhaitent faire un geste pour la planète.
Face à 1/3 de la production mondiale jeté chaque année et grâce aux technologies aujourd'hui qui permettent d'avoir un réel impact sur la société, Lucie Basch, fondatrice de Too Good To Go, a eu l'idée de créer une plateforme qui permette de lutter contre le gaspillage alimentaire. C'est ainsi qu'est né Too Good To Go !
Pour vous, quelle est la différence avec Optimiam ?
Pour Optimiam, il s’agit de promotions flash, de 20 à 30% de réduction pour un produit. Les consommateurs payent directement les commerçants.
En revanche, Too Good To Go fonctionne avec des portions surprises. Nul besoin de référencement, donc pour les commerçants c’est plus simple.
Too Good To Go s’efforce de mettre en avant les commerçants de qualité comme Eric Kayser. Il s’agit également de produits frais, parfois végétariens, végétaliens, sans gluten, …
Ils construisent une véritable image environnementale par la même occasion. L’objectif est alors un peu plus de lutte contre le gaspillage que financier.
Quels beaux projets pour 2017 ?
#1 Depuis la semaine dernière, c’est l’ouverture de l’appli à Toulouse, encore une nouvelle ville conquise et c’est tant mieux ! Et nous avons pu voir que Montpellier s'est ouvert à Too Good To Go cette semaine.
#2 Une opération de redistribution pour les plus démunis. Le fonctionnement est simple et vous pouvez d’hors et déjà le voir sur votre appli. Vous avez une rubrique « donne à un sans abri ». Cela vous permet de générer un don de 2€. Les euros récoltés forment une cagnotte. Avec celle-ci, Too Good To Go va pouvoir acheter les invendus des commerçants et les redistribuer ainsi aux associations concernées. Ces collectes sont effectuées par la communauté de Too Good To Go présente dans les villes en France.
The Place to Bio est une appli permettant de trouver près de chez vous les restaurants engagés.
Au départ, The Place to Bio est un site internet. Celui-ci recense les restaurants qui proposent une alimentation plus engagée et responsable.
Histoire du site internet The Place to Bio
En 2012, Julie Coignet (fondatrice de My Green ID et spécialiste des réseaux sociaux) se joint à l’agence de presse Ô Bob (qui réalisera les contenus), avec la participation des journalistes Christine Taconnet, Belinda Mathieu et Eric Lecluyse (co-fondateur de Ô Bob). L’objectif est de préparer le lancement de The Place to Bio. Ce sont alors deux années de travail qui s’en suivent pour finalement sortir en 2014 le fameux guide.
Celui-ci promeut les restaurateurs engagés dans des démarches éco-responsables, au service de la planète et de ses habitants.
« Nous souhaitons alors célébrer ces pionniers méconnus et offrir aux consommateurs un outil pour repérer ces lieux où l’on mange mieux, qu’il s’agisse de restauration traditionnelle ou de « fast good » ».
Engagée dans une démarche responsable, The Place to Bio a même choisi un hébergeur engagé pour son site, le suisse Infomaniak.
Tous les établissements répertoriés travaillent avec des produits bio bruts et sont référencés dans l’annuaire de l’Agence Bio. De plus, The Place to Bio valorise les engagements en faveur de l’Homme et de la Planète.
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Au début de l’année 2016, le site The Place to Bio lance une démarche de financement participatif. Le but est alors de développer l’application mobile. Ce sont plus de 18 000 € qui sont récoltés en seulement 2 mois par près de 300 KissBankers.
Sur iPhone ou Androïd, l’application permettra donc de repérer un restaurant engagé à proximité de chez vous. Les restaurants apparaîtront en fonction des critères qui auront été entrés dans l’application (bio, local, végétarien …).
Seront également disponibles sur l’appli les actualités du site internet. Il sera alors possible de commenter, ajouter des photos ou encore participer à la mise à jour des infos.
Finalement, les participants les plus actifs seront récompensés par des lots proposés par les partenaires de The Place to Bio.
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Ce lundi 12 décembre 2016, c’est le grand test pour The Place to Bio. En effet, ils se lancent dans une phase de développement « collectif ». L’équipe vous propose alors de tester en direct l’application.
Alors, dans les prochaines semaines, l’application mobile The Place to Bio aura validé le graphisme des écrans. Elle sera alors entre les mains de l’agence Bakasable à Nantes.
La sortie est prévue pour le premier trimestre 2017 après la diffusion d’une version bêta disponible aux donateurs du financement participatif.
Alors ce lundi matin, les curieux pouvaient se rendre dans les locaux de Ouest Médialab à Nantes. Ils ont eu l'occasion de donner leur avis sur le graphisme et les fonctionnalités de l’application. C’était également l’occasion pour les internautes et les restaurateurs d’échanger et de parler de « bio projets ».
Nous leur souhaitons alors un très bon « développement » et havons hâte de pouvoir tester cette application engagée.
Selon l’Agence Bio, en 2016, la bio a renforcé sa croissance avec près de 32 000 producteurs (soit +10% par rapport à fin 2015) et plus de 14 000 opérateurs de l’aval (transformateurs, distributeurs et importateurs) pour +6% par rapport à 2015.
La part de Surface Agricole Utile (SAU) en bio en 2016 a atteint les 5,8% de la surface totale agricole utile.
La SAU varie fortement selon les types de production. En 2015, il s’agissait de 28 % pour les légumes secs, dépasse 16 % en arboriculture, 15 % pour les plantes à parfums, aromatiques et médicinales, et représente 8,7 % du vignoble national.
En ce qui concerne les productions animales, en 2015, « le développement de l’élevage bio a concerné l’ensemble des espèces, les filières les plus dynamiques étant l’élevage bovin allaitant (progression des cheptels de +23 % par rapport à 2014) et l’élevage ovin (+13 %). » selon l’Agence Bio.
Les productions pour lesquelles la bio est la plus présente sont l’apiculture, avec près de 14 % du rucher français conduit en bio, et la production d’œufs, avec près de 8 % des poules pondeuses conduites en bio.
Le marché bio mondial est estimé à 82,6 milliards $ (68,0 milliards €) en 2014.
La surface mondiale cultivée suivant le mode biologique (certifiée et en conversion) a été estimée à près de 43,7 millions d’hectares à la fin de l’année 2014. Elle représentait alors presque 1% de l’ensemble du territoire agricole des 172 pays enquêtés. Notons également des 87 pays s’étaient dotés d’une réglementation pour l’agriculture biologique en 2015.
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